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Il y a une fois que l'année 2030 semblait si lointaine et la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) était désormais une possibilité certaine. Non plus!

Les gouvernements se sont réunis à New York pour le Forum sur le financement du développement et le défi est très clair. Trop peu de progrès ont été accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, et ceci résulte surtout du manque de financement. Le Programme d'action 2015 d'Addis-Abeba (Agenda d'Addis), un cadre des Nations Unies adopté en même temps que les ODD, censé assurer des flux financiers au développement et à la réalisation des ODD, ne remplit pas son objectif (Bodo Ellmers et Tove Ryding, Eurodad).

Le Forum ECOSOC sur le suivi du financement du développement est un processus intergouvernemental à participation universelle, chargé d'examiner le programme d'action d'Addis-Abeba et d'autres résultats du financement du développement ainsi que les moyens permettant d'atteindre les ODD. Cette année, il s'est tenu du 15 au 18 Avril à New York. Dr. Bokosi a représenté AFRODAD et a effectivement contribué au processus.

Le rapport sur le financement du développement durable (FSDR, 2019) du Groupe de travail inter-institutions sur le financement du développement souligne que la mobilisation de financements suffisants reste un défi majeur dans la mise en œuvre du Programme de développement durable 2030. Malgré des signes de progrès, les investissements indispensables à la réalisation des ODD restent sous-financés et certaines parties du système multilatéral sont sous pression.

Le FSDR recommande à la communauté internationale de saisir cette occasion pour réorganiser les systèmes financiers nationaux et internationaux dans la perspective du développement durable. «Si nous ne le faisons pas, nous ne pourrons pas mettre en œuvre le programme 2030».

L’accomplissement des engagements pris par les pays développés d’apporter une aide au développement aux plus pauvres de la planète est une autre question en suspens. Les chiffres préliminaires montrent que le niveau de l'aide au développement est à nouveau en baisse, les pays les plus pauvres étant les plus durement touchés. En outre, les pays donateurs hésitent de plus en plus à fournir de l’aide sous forme de dons et utilisent des ressources limitées pour «fusionner»; ce qui implique de subventionner des prêts privés avec une aide et ainsi endetter davantage les pays pauvres. Des partenariats public-privé ont également été encouragés pour mobiliser les investissements privés dans les infrastructures et les services dans les pays pauvres. Cependant, en plus de créer de nouvelles inégalités, elles se sont souvent révélées être des bombes à retardement coûteuses de la dette cachée, car des contrats mal conçus ont tendance à mettre tous les risques financiers en jeu dcôté public du partenariat.

«Le secteur privé est intrinsèquement incapable de réaliser ses objectifs sociaux. Il est important de reconnaître que les acteurs privés sont par nature axés sur la maximisation des bénéfices pour leurs actionnaires. Cela va souvent à l'encontre des objectifs sociaux et engendre de nombreux maux tels que l'inégalité, les problèmes environnementaux et les bas salaires », a déclaré le Dr Bokosi.