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Les pays d'Afrique en voie de développement ne consacrent qu'environ 3.5% de leur PIB à la protection sociale,

contre une moyenne mondiale de 11.2%. Ce sous-investissement est la raison pour laquelle plus de 80% de la population de la région ne serait pas protégée si elle tombait malade, devenait handicapée, se retrouvait au chômage, enceinte ou âgée.

Les stratégies régionales visant à renforcer la protection sociale parmi les groupes les plus vulnérables d'Afrique, comprenant les femmes, les enfants et les personnes âgées, étaient le sujet majeur lors d'un atelier organisé du 6 au 8 Mars 2019 en Tanzanie. L'atelier, organisé par la Plate-forme Africaine pour la protection sociale (APSP) en partenariat avec «Church of Sweden and Norwegian Church Aid» a rassemblé diverses organisations confessionnelles et la société civile d'Afrique orientale et australe pour cet atelier de deux jours.

Tavengwa Nhongo, Directeur d’APSP, a déclaré que l'atelier visait à renforcer les compétences techniques et les stratégies de pays spécifiques en matière de plaidoyer, ainsi que les stratégies à l'intention des organisations confessionnelles et de la société civile sur la façon d'utiliser leurs voix pour demander la protection sociale, droits de l'homme et lutter contre les inégalités.

Dr Nhongo a souligné que les églises, les mosquées, les organisations confessionnelles et la société civile devraient rester à l'avant-garde de la fourniture de services sociaux et d'un soutien aux personnes vivant en marge de la société. «Les organisation religieuse ont un rôle critique à jouer pour atteindre des sociétés justes et garantir la protection sociale pour tous. Ils devraient faire partie du dialogue politique national sur la protection sociale et plaider en faveur de la couverture de tous les membres de la société».

Il a également déclaré que dans de nombreux pays Africains, les programmes de protection sociale se heurtaient à une couverture limitée, à des niveaux de prestations inadéquats, à une fragmentation et à une faible institutionnalisation. Certains gouvernements en cours d'assainissement budgétaire réduisent même les indemnités au lieu d'étendre les avantages comme ont souhaité les pays dans les ODD. "Nous savons que les politiques et systèmes de protection sociale peuvent faire une grande différence car ils constituent l'un des principaux instruments à la disposition des gouvernements pour lutter contre la pauvreté et les inégalités et pour atteindre les objectifs de développement durable. La société civile doit engager le gouvernement à la prise de conscience de l'importance de respecter les principes de protection sociale dans l'intérêt des pauvres».

Parmi les résolutions finales adoptées, l'APSP et ses parties prenantes ont convenu d'un programme unique et intégré combinant: le plaidoyer, la programmation et mise en œuvre afin d'aider les pays d'Afrique orientale et australe à créer des campagnes de sensibilisation à la protection sociale.